Lancement officiel du démarrage de la nouvelle subvention du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme au Burundi

27 février 2024
Lancement officiel de la nouvelle subvention du Fonds Mondial au Burundi

Dr Lydwine Baradahana, Ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida, Mme Ahunna Eziakonwa, Directrice du Bureau régional du PNUD pour l'Afrique, Madame Caty Sow Fall, Chef Département Afrique et Moyen Orient du Fonds Mondial lors du lancement de la subvention GC7

©UNDP Burundi 2024

Par Daniella NINTERETSE

Dans le but d’améliorer la santé de la population Burundaise et de lutter contre les maladies infectieuses les plus meurtrières qui sévissent dans le pays, à savoir : le VIH/SIDA, la Tuberculose (TB), le paludisme, et de contribuer à l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable 3 “Bonne santé et bien-être”, le Burundi a bénéficié d’une nouvelle subvention du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme. Cette nouvelle subvention du 7ème cycle de financement (GC7) du Fonds Mondial s’élève à un montant de 124.233.449 millions de dollars millions de dollars américains (soit 115.305.967 millions de dollars pour le PNUD et 8.927.482 millions de dollars pour UGADS) pour la période de 2024-2026.

Dr Lydwine Baradahana, Ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida,  Madame Ahunna Eziakonwa, Sous-Secrétaire Générale des Nations Unies, Administratrice assistante et Directrice du Bureau régional du PNUD pour l'Afrique, Madame Caty Sow Fall, Chef  Département Afrique et Moyen Orient du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ont procédé ce mercredi 21 février 2024 au lancement officiel du nouveau et septième cycle de la subvention du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme en faveur du Burundi. 

Depuis 2018, le Programme des nations Unies pour le développement du Burundi (PNUD) désigné comme récipiendaire principal par le Fonds Mondial, s’est associé au gouvernement et à la société civile du Burundi pour lutter contre ces trois épidémies et renforcer le système national de santé, en mettant en œuvre les trois (03) précédentes subventions qui totalisent un montant de 212 millions de dollars américains (2018-2023).

En tant que récipiendaire principal des subventions du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme au Burundi, l’accompagnement du PNUD au ministère de la Santé publique et la lutte contre le Sida et ses services spécialisés et aux autres acteurs exerçant dans la santé, a permis de diminuer les nouvelles infections et mortalité de l’épidémie du VIH/Sida, de diminuer le taux d'incidence de la tuberculose et réduire le taux de mortalité liée au paludisme. Plus encore, ce partenariat a permis le renforcement du système de santé national en améliorant l’accès pour la population à des médicaments de qualité et à moindre coût.

Dans son discours du lancement officiel du démarrage du GC7, Madame Ahunna Eziakonwa a déclaré : « Suite à un accord avec le gouvernement, le Fonds mondial a désigné le PNUD comme principal bénéficiaire au Burundi, ce qui en fait la deuxième plus grande subvention en Afrique, gérée par le PNUD. Grâce à ce partenariat gagnant-gagnant, le PNUD a investi plus de 230 millions de dollars entre 2018 et 2023, permettant au système de santé de fournir un traitement préventif et curatif à 2,4 millions de personnes, dont plus de 73 900 personnes vivant avec le VIH. Le nouveau cycle de subvention de 115 millions de dollars constitue un soutien important au système de santé burundais et renforcera la lutte contre le paludisme, la tuberculose et le sida au cours des trois prochaines années ».

Quant à madame la Ministre de la Santé publique et de la lutte contre le Sida Dr Lydwine BARADAHANA, elle a déclaré : « ces subventions du Fonds Mondial permettront d’améliorer la qualité des données, la disponibilité des ressources humaines de qualité et en quantité suffisante, la capacité d’offrir de soins et l’amélioration de la performance dans la gestion des trois maladies ». Et d’ajouter : « nous remercions également le PNUD pour son appui dans la gestion de ces subventions en tant que récipiendaire principal et son appui financier complémentaire qui permet de combler pas mal de gap ».

Madame Caty Sow Fall dans son allocution a déclaré : « Le Burundi a été un partenaire solide du Fonds mondial au fil des deux dernières décennies et notre collaboration a contribué à l'impact positif et aux résultats observés dans la santé. Je tiens à réaffirmer ici l’engagement du Fonds mondial à soutenir les priorités du Gouvernement Burundais relatives à la stratégie du secteur de la santé pour lutter contre les trois maladies, construire des systèmes de santé résilients, et se préparer contre les pandémies émergentes. »

Avec la nouvelle subvention de 115.305 967 millions de dollars, le PNUD soutiendra les objectifs ambitieux du Burundi pour chaque maladie.

VIH :

  • D’ici 2026, les nouvelles infections par le VIH, par les infections sexuellement transmissibles et les hépatites virales seront réduites d’au moins 70%, en particulier pour la population la plus à risque ;
  • D’ici 2026, la morbidité et la mortalité liées au VIH et aux infections sexuellement transmissibles seront réduites d’au moins 70% et d’au moins 65% des décès dus à l’hépatite virale ;
  • D’ici 2026, les droits de l’homme et l’environnement de genre seront améliorés afin d’éliminer les obstacles à l’accès aux services de prévention et de soins du VIH, des infections sexuellement transmissibles et de l’hépatite virale, y compris l’élimination des coûts catastrophiques ;
  • D’ici 2026, la gouvernance est renforcée pour maintenir la performance, l’efficacité, la redevabilité et la durabilité de la riposte nationale au VIH/IST/HV sous la direction du CNLS.

Tuberculose :

  • D’ici 2026, contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la tuberculose ainsi qu’aux coûts catastrophiques, ainsi qu’à une réduction de 75% des décès (par rapport à 2015) et de 50% de l’incidence (par rapport à 2015).

Paludisme :

  • Réduire la morbidité liée au paludisme à 0% et la mortalité au Burundi de 60 % d’ici 2026.

À l'échelle mondiale, le PNUD s'associe au Fonds mondial, aux gouvernements et à la société civile pour mettre fin au VIH, à la tuberculose et au paludisme, afin de parvenir à un avenir plus équitable, plus sain et durable. Le partenariat stratégique renforce les capacités nationales à fournir des services de santé essentiels, à ne laisser personne de côté et à construire des systèmes de santé plus solides et plus résilients, y compris dans les pays confrontés à l'insécurité, à une crise ou à d'autres contraintes de capacité.